Terre, Attention, Danger

Terre, Attention, DangerSaison 2

42 épisodes

Terre, Attention, Danger — Saison 2
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Terre, Attention, Danger — Saison 2

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Saison 2 (1992-1993) - 42 épisodes (39 à 80)

E39

Le lynx

Répandu autrefois dans toutes les contrées d'Europe avant le 17ème siècle, il n'existe plus aujourd'hui en France, ni en Allemagne, ni dans les Alpes autrichiennes. Il a été chassé à cause de sa belle fourrure mais aussi parce qu'on l'accusait de s'attaquer aux animaux domestiques. On disait aussi qu'il tuait plus que nécessaire, qu'il abandonnait ses proies incomplètement consommées. Toutes ces affirmations sont plutôt erronées. Quelques réserves ont pu être créées, en particulier en Tchécoslovaquie, ce qui a permis de conserver quelques spécimens. On a pu pratiquer des réintroductions de lynx nés en captivité dans plusieurs pays. Les observations recueillies furent très positives et fructueuses. Elles apportent la preuve que le lynx n'est pas nuisible comme on le disait et comme la plupart des personnes le pensent encore. Les dégâts dont on l'accuse sont minimes. De plus, il a été établi et prouvé que là où il vivait normalement, le gibier était devenu plus abondant.

13/09/1992
E40

Les tigres (2)

On a pu dire que les tigres étaient des mangeurs d'hommes et de bétail. C'était vrai autrefois, lorsque les hommes n'étaient pas suffisamment armés et que les populations humaines étaient moins nombreuses. Entre-temps, les tigres furent chassés par tous les moyens. Et, à cause des armes à feu, le nombre de tigres sur tout le continent asiatique est devenu infime. Dans la majorité des pays où il existait il y a à peine quelques décennies, il n'y en a plus un seul. Actuellement, il y en a bien plus dans les zoos et les ménageries des cirques par exemple. Ceux qui vivent encore dans leur pays d'origine sont massacrés, soit par peur, soit pour accaparer leur territoire. Les réserves, créées grâce à ceux qui voudraient conserver ces animaux exceptionnels, sont plus ou moins piétinées par le voisinage qui vient braconner ou faire paître le bétail domestique. On ne sait combien de temps on arrivera à maintenir une situation qui puisse assurer un avenir acceptable pour ces animaux.

20/09/1992
E41

Les suricates

Les rapaces en général, et surtout les vautours, sont les ennemis naturels et habituels des suricates dans les pays désertiques. Le Kalahari, qui est leur principal habitat, est plutôt dépeuplé pendant la période sèche mais dès que les pluies reviennent, la vie y explose littéralement. Ils ne sont pas vraiment en danger, en tout cas pour le moment, car ces lieux désertiques n'attirent même pas les explorateurs. Mais tout autour, les populations humaines autochtones, qui vivaient jusqu'à ces derniers temps comme il y a des millénaires, évoluent au contact de leurs voisins. Elles perdent leurs traditions séculaires, s'amalgament aux civilisations mondiales et toute cette nature disparaîtra également. Plus rien ne sera conservé. Même ces petites bêtes aux yeux vifs.

27/09/1992
E42

Les opossums

Les opossums sont en danger. En Australie, les feux de forêts et la chasse ont produit une certaine régression de l'espèce et aux Amériques, la déforestation menace leur habitat car, en général, ils sont arboricoles. Heureusement, ils ont une faculté d'adaptation remarquable et, lorsqu'il n'y a plus de forêts, ils s'accommodent en plaine des terriers des autres et visitent plantations et habitations. Leur fourrure, surtout celle d'hiver, est très convoitée. Tous les ans, plus de 120 000 peaux d'opossums sont vendues sur le marché de la fourrure, bien qu'ils aient presque disparu de certaines régions. Leur viande devient plat national dans certaines contrées du Sud. Même la sécrétion de leurs glandes anales, la civette, est utilisée en parfumerie. Il ne faut pas oublier que chaque espèce animale présente une importance capitale vitale pour l'Homme.

04/10/1992
E43

Les pélicans

Autrefois, les pélicans étaient répandus tout autour de l'Europe, et l'on trouvait des colonies très peuplées dans les deltas du Danube et du Rhin, entre autres. Pour hiverner, ils partaient vers le Sud-est asiatique et l'Extrême-Orient. Mais l'augmentation des populations humaines détruisant les biotopes, ainsi que diverses pollutions, ont entraîné l'appauvrissement des eaux en poissons, et provoqué l'impossibilité de survie des espèces en supprimant leur chaîne alimentaire de base. À l'époque romaine, le pélican frisé nichait encore à l'embouchure du Rhin. Les colonies qui existaient dans les Balkans ou en Hongrie ont disparu elles aussi.

11/10/1992
E44

La belette

L'ennemi numéro un des belettes est l'Homme, bien entendu. La belle blancheur du pelage d'hiver avec le bout de la queue noir donnent un effet de contraste fort attrayant. On les a décimées à cause de cette beauté, pour que leur fourrure finisse sur le dos des princes à l'occasion des cérémonies. Les manteaux d'hermine sont aujourd'hui très coûteux car elles sont devenues extrêmement rares. Les meilleures peaux provenaient de Sibérie. Le fait que leur fourrure n'ait pas de valeur commerciale sauve les autres espèces. Bien sûr, ces petits carnivores s'aventurent souvent dans les clapiers et les poulaillers, et de ce fait on les a toujours chassés. En réalité, les belettes rendaient service en détruisant de nombreux rongeurs qui provoquaient des dégâts dans l'agriculture. Vu leur petite taille, elles sont incapables de s'attaquer aux lièvres et aux lapins et ne nuisent donc pas au gibier. Hélas, les Hommes n'ont pas voulu comprendre cela.

18/10/1992
E45

Les gloutons

Autrefois, les gloutons existaient dans les forêts et les montagnes des pays tempérés, mais au cours des siècles, ils furent repoussés vers les régions nordiques moins habitées par les Hommes. Les Esquimaux, Lapons, Mongols et autres populations de trappeurs ou chasseurs, ne font pas bon ménage avec les gloutons. D'autre part, sa chair et sa fourrure ne sont guère appréciées. On le déclare alors "impur" ou bien on l'accuse d'être l'incarnation d'esprits sataniques ou malins. On le craignait, la plupart du temps, surtout aux temps où l'on n'était pas aussi bien armé que de nos jours. Dans ces régions où la vie est très dure pour tous ceux qui y survivent, le glouton n'était pas en danger jusqu'à présent. Ce n'est peut-être plus le cas dans un avenir proche car l'Homme est en train d'envahir les moindres parcelles du monde. Cette espèce animale nous sert de signal d'alarme, malgré la mauvaise réputation qu'on lui attribuait.

25/10/1992
E46

Les sifakas

Campés sur leurs longues pattes arrière, bondissant d'arbre en arbre, les propithèques de Verreaux sont "aériens". Leur surnom, sifakas, vient du malgache "chi-fak". En effet, lorsqu'ils sont dérangés ou effrayés, ils poussent un cri qui ressemble à un éternuement. L'île de Madagascar étant séparée du continent africain, on a pu conserver cette population animale au stade où nous l'avons découverte. Ce sont nos parents proches et ils portent les preuves de l'évolution qui a permis d'arriver à l'espèce humaine. Ce serait dommage et ridicule que nous soyons incapables de préserver ces espèces. Et tout ceci pour le prix des arbres que l'on abat chaque minute, détruisant la forêt, c'est-à-dire l'habitat des lémuriens. Cela permet de créer des terrains de culture, des habitations, mais aussi du désert et en fin de compte de la pauvreté. Réfléchissez bien : le plus grand ennemi de l'Homme, c'est l'Homme lui-même.

01/11/1992
E47

L'ornithorynque

08/11/1992
E48

Les manchots

Il faut veiller à protéger les manchots empereurs. Il est certain que si l'on commençait à exploiter les territoires du continent antarctique, ce serait la fin de toutes les espèces qui y vivent. Dans les zones maritimes, les pêcheurs industriels, écumeurs des océans, après avoir décimé les baleines entre autres, créeront dans les années à venir assez de pollution pour mettre ces espèces en danger. Ce serait criminel de ne pas veiller sur tout ce qui vit dans ces pays froids. Au cours des millénaires, ces oiseaux ont réussi à assurer leur existence dans des zones pourtant inhospitalières et malgré toutes les pertes occasionnées par les adversités naturelles. Espérons qu'ils ne seront pas exterminés bêtement comme le furent les grands pingouins dans l'hémisphère boréal.

15/11/1992
E49

Les loriquets

Les perroquets furent introduits en Europe dès la plus haute antiquité. Depuis les pharaons, en passant par le roi Salomon qui en élevait, Alexandre le Grand qui les amena en Europe, Aristote qui en parla, Pline l'ancien au temps des Romains qui donnait des conseils pour leur apprendre à parler, le commerce des perroquets entraîna des importations considérables au cours du Moyen Âge. Il y avait même un "garde-perroquet" au Vatican au XVème siècle. Une volée de perroquets fut, paraît-il, un facteur décisif lors de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. Voyant ces oiseaux, il est probable qu'il fut convaincu de la proximité de la terre, ce qui détermina son changement de cap. Mais depuis, les populations humaines ont envahi tous les territoires, à l'ouest comme à l'est. Elles défrichent de plus en plus, introduisent de nouvelles espèces animales et végétales et l'habitat des oiseaux se rétrécit de jour en jour.

22/11/1992
E50

Les cercopithèques

29/11/1992
E51

La chouette effraie

On peut se demander pourquoi les chouettes étaient si mal considérées dans les campagnes et pourquoi on s'évertuait à les détruire. Il semblerait que leurs mœurs nocturnes, leurs cris peut-être, aient créé des légendes mystiques ou mystérieuses, probablement issues de la peur de l'obscurité. Aujourd'hui, nous les connaissons mieux et savons les services qu'elles rendent à l'équilibre de la nature et aux agricultures. Il n'est plus question de ne pas les protéger ni de ne pas les aider lors des coups de froid trop durs pour elles. Il est probable que la peur de l'obscurité s'est dissipée lentement grâce à l'électrification générale.

06/12/1992
E52

Blaireau

Les blaireaux ont été chassés copieusement, et le sont encore, pour leur peau, leurs poils, leurs sécrétions de musc, même pour leur viande. Ils ont été pourchassés aussi parce qu'ils causent des dégâts dans les champs et les vignes, dans les poulaillers, les nichées de perdrix ou parmi les lapereaux. Leur pelage rude les protège contre les piqûres de guêpes, de bourdons ou d'abeilles, et comme ils sont très friands des gâteaux de miel, comme les ours, ils font des ravages dans les ruches. On leur reproche aussi de labourer les prairies sans se soucier des racines qu'ils arrachent pour trouver les larves de hannetons. On a tendance à oublier les services qu'ils rendent en détruisant campagnols, taupes, serpents, insectes et vers blancs. Mais la pire hécatombe a été lorsqu'on s'est mis à gazer les renards car on injectait du gaz dans tous les terriers et l'on tuait les blaireaux aussi inutilement.

13/12/1992
E53

Animaux en hiver

Dans les régions froides, là où règnent la neige, la glace et le blizzard, où les jours raccourcissent et où le soleil se fait rare, les animaux doivent s'adapter pour survivre. La nature les a dotés de "manteaux" un peu particuliers qui leur permettent d'économiser les calories...

20/12/1992
E54

Best of

Pour les fêtes de fin d'année, Michel Klein propose un bêtisier de "Terre attention danger" et, à l'occasion de cette émission spéciale, a invité le célèbre cirque de Moscou avec notamment Sacha Petrenko, le dresseur d'ours, et Ludmilla Chevchenko, la spécialiste du dressage d'animaux.

27/12/1992
E55

Bilan

La fin de l'année, c'est aussi l'heure des bilans. Celui de 1992 n'est guère brillant. "Terre attention danger" n'est pas un vain slogan. Que ce soit sur terre, dans les océans ou dans les airs, toutes les espèces animales sont menacées par les Hommes...

03/01/1993
E56

Le puma

10/01/1993
E57

Le balbuzard

Pendant des siècles, les balbuzards ont été chassés, honnis. On a même fabriqué des légendes pour faire croire qu'ils portaient malheur... Par jalousie ou par peur. On commence à peine à comprendre que ces animaux admirables ne sont pas nuisibles, mais qu'au contraire ils rendent service en régularisant la démographie des espèces animales, et en contribuant ainsi à l'équilibre végétal. D'autre part, comme on coupe les arbres âgés et qu'on ne laisse pas aux jeunes le temps de vieillir, les balbuzards fluviatiles se font de plus en plus rares. Ils méritent une protection sévère et, fort heureusement, de nombreux amis de la nature vont jusqu'à leur construire des nids permanents dans les endroits qu'ils préfèrent, en hauteur : cheminées, toits des écoles, faux poteaux électriques.

17/01/1993
E58

Les îles Shetland

Après la marée noire survenue au large des îles Shetland, l'équipe de "Terre attention danger" a décidé, avec le spécialiste des otaries Hans Petersen, de se rendre sur place pour constater l'état des lieux et tenter de sauver ce qui pouvait encore l'être.

24/01/1993
E59

Le raton laveur

En examinant les rapports entre les ratons laveurs et les rats musqués, nous constatons que là où il y a de nombreux prédateurs, les proies disparaissent. L'excès de destruction des progénitures de rats produit la disparition de l'espèce. Au plan des relations entre hommes et ratons laveurs, il en est presque de même. Néanmoins, ces derniers trouvent le moyen de préserver leur existence grâce au couvert de la forêt et des territoires marécageux. Leur défense se manifeste également en se nourrissant de déchets en milieu urbain. Dans tous les territoires occupés par l'Homme, tout en exploitations agricoles, élevages ou urbanisation, aussi bien le raton laveur, sur le continent américain, que le renard en Europe, viennent se loger auprès ou à l'intérieur des agglomérations, se dénichant des caches de toutes sortes, telles les diverses installations publicitaires où l'on trouve des mères avec leurs petits !

31/01/1993
E60

Les roussettes

Dans certaines régions, on consomme la viande des roussettes malgré leur odeur de musc. On les clouait aussi aux portes pour conjurer les mauvais sorts et elles étaient victimes de bien d'autres légendes. C'est vrai que les planteurs d'arbres fruitiers se plaignent des dégâts qu'elles peuvent causer, mais autrefois les frugivores répandaient les graines des fruits non consommés et assuraient ainsi leur expansion et le maintien de la forêt, sans parler de l'enrichissement de l'humus. Normalement, nous devrions faire confiance à la nature. Si elle a créé ces bêtes et leur a attribué ces conformations, c'est qu'elles ont une utilité et leur protection devrait être assurée. Il faut croire que les Hommes sont parfois plus bêtes qu'il n'y paraît. Malgré tout, les roussettes ne sont pas en voie de disparition.

07/02/1993
E61

Les pronghorns

Dans les prairies de l'ouest américain, l'effectif des pronghorns était de l'ordre de 40 millions de têtes. Pendant la période de colonisation, ils n'étaient plus que 19 000 et ont failli être totalement anéantis. Dès le début de ce siècle, on a commencé à les protéger et les transplanter dans des réserves nationales. Le nombre des pronghorns augmenta ainsi et en 1924 il y en avait 40 000. Aujourd'hui, on approche les 500 000. Ils s'accommodent très mal dans les parcs zoologiques, ils y dépérissent et malgré toutes les tentatives, il n'y a eu que des reproductions exceptionnelles. C'est un animal véritablement indépendant, qui veut vivre sa vie à sa manière naturelle, dans son propre écosystème tel qu'il en a hérité depuis des millions d'années sur le continent américain. C'est un exemple unique, celui d'une espèce que l'Homme a failli anéantir et qui refuse toute dépendance, même au prix de son existence.

14/02/1993
E62

Les flamants

21/02/1993
E63

Les otaries de Steller

Les otaries de Steller ont été décimées au cours du XVIIIème siècle pour l'exploitation de leur graisse. Aujourd'hui encore, aux îles Aléoutiennes, bien que la chair des otaries à fourrure soit immangeable, les Steller subissent une chasse très active. Elles sont également combattues partout parce qu'elles dérobent les saumons dans les filets des pêcheurs. C'est la raison pour laquelle on ne les rencontre que sur des rochers escarpés, difficiles à aborder, telles les îles de la Reine Charlotte au nord de Vancouver sur les côtes ouest canadiennes. Il est difficile de chiffrer combien d'otaries de Steller survivent encore. Il y a quelques années, on pensait qu'il en restait encore une centaine de mille. Mais leurs pires ennemis sont les pollutions diverses, dont les marées noires, le déversement de tous les pesticides en provenance des continents et du trafic maritime, des poisons pour tout ce qui vit dans les mers.

28/02/1993
E64

Les mandrills

Ce grand cercopithèque a un aspect peu engageant et fait peur. Le mandrill est craint et détesté. Mais ce sont des prétextes pour le tuer. Sa chair est en effet très appréciée. Il est vrai qu'il se nourrit de végétaux, de plantes et de racines qui ont certainement bon goût. Il mange peu d'animaux, surtout de très petits, mais pas de viande à proprement parler. Il est important de noter sa "politique" d'intimidation, surtout parmi ses congénères. Ainsi, il s'établit un équilibre hiérarchique dans les groupes. Chacun respecte sa propre place et celle des autres. On évite donc les combats qui risqueraient de compromettre l'espèce entière. Un autre fait à retenir est sa manière de communiquer avec les autres par vocalises, un langage connu d'eux seuls. Cette espèce est très menacée à cause bien sûr de la bêtise et de l'égoïsme des Hommes. Comment leur faire comprendre que détruire les bêtes, c'est s'asphyxier soi-même à longue échéance ?

07/03/1993
E65

Le pygargue à queue blanche

En Sibérie occidentale, la population indigène les considère comme sacrés. D'autres pêcheurs les épargnent parce qu'ils leur rendent service en débarrassant des poissons morts les grands bassins où ils conservent leur pêche jusqu'à l'automne. Par contre, dans de nombreux pays, par exemple en Suède, ils ont subi une chasse acharnée. Ils étaient d'ailleurs au bord de l'extinction. Après la publication du livre de Bengt Berg, "Les derniers aigles", des protecteurs de la nature obtinrent la promulgation et l'application de lois rigoureuses, tant dans les pays scandinaves qu'en Europe centrale. C'est une grande chance qu'il y ait des gens qui se dévouent jusqu'à grimper aux arbres, y construire des nids, surveiller et apporter de la nourriture. Ainsi les pygargues semblent sauvés pour le moment, du moins dans ces régions nordiques riches en lacs et en populations animales de nombreuses espèces.

14/03/1993
E66

Les hérissons

Ce petit animal, que l'on trouve autour des habitations humaines, a intéressé tous les peuples. Le hérisson était pourtant considéré comme peu sociable, à cause de ses piquants mais surtout parce qu'on l'accusait, à tort, de tous les vols d'œufs et de gibier. De nombreuses légendes furent attribuées au hérisson. Jusqu'à nos jours, on continua à croire l'histoire que raconta Pline selon laquelle il ramasserait les fruits tombés à terre en les empalant sur ses piquants et les transporterait vers sa cachette pour nourrir ses petits. Il grimperait aux arbres pour les faire tomber. Or, nous savons que tout cela n'est que fable, sans le moindre fondement. Il ne sait pas grimper et lorsque le muscle peaussier est relâché, les piquants sont incapables de fixer quoi que ce soit. On racontait aussi qu'il tétait le pis des vaches et qu'il leur transmettait ainsi la fièvre aphteuse.

21/03/1993
E67

L'autour

Les terrains de chasse de l'autour sont de préférence les forêts et les prairies. Mais il s'aventure fréquemment dans les champs cultivés et même dans les villages ou les fermes. Bien entendu, ceci l'a fait mettre au banc des accusés comme concurrent des chasseurs. En tout cas, il a été chassé et tué sans pitié, de façon tout à fait irréfléchie. En effet, il rendait service en détruisant ce qui pouvait être nuisible à l'agriculture. Les grands ducs, les pygargues à queue blanche, ou encore ses propres congénères sont des prédateurs pour l'autour. Ses ennemis naturels ont presque disparu mais il reste l'Homme pour le décimer. Dans certains pays nordiques où ses effectifs avaient sérieusement diminué, on a attribué des primes aux personnes qui entretenaient des couples sur leur propriété.

28/03/1993
E68

Les morses

04/04/1993
E69

L'épervier

Le nombre d'œufs est assez élevé chez l'épervier, mais une régulation naturelle s'opère en raison des nombreux prédateurs qui l'attaquent. Leurs ennemis sont les congénères s'ils ne respectent pas leur territoire, mais aussi d'autres espèces de rapaces de plus grande taille. Les hiboux en particulier font des ravages parmi les jeunes. La martre apprécie aussi beaucoup leurs œufs. Sans l'intervention des hommes, il n'y aurait aucun problème, l'équilibre biologique serait assuré automatiquement. Dans les années 50, on répandait par avion le DDT et autres pesticides à très grande échelle. Ceci a provoqué des exterminations dans un très grand nombre d'espèces et plus spécialement chez les rapaces.

11/04/1993
E70

Les hyènes

L'aspect et le comportement des hyènes ne leur a jamais attiré les sympathies, c'est évident. Cependant, les villageois, dans les ethnies primitives, ont su et savent encore exploiter les mœurs de ces animaux. Ils laissent des ouvertures pour leur permettre de s'introduire dans le village au cours de la nuit, et se débarrasser ainsi de tous les détritus amassés au cours de la journée. Ainsi est assurée dans effort une hygiène primitive, mais vitale. C'est encore Mère Nature qui a prévu ces bêtes "immondes", ces "parias" qui, en rendant service, évitent épidémies et maladies graves provenant des putréfactions. C'est ainsi dans les villages, mais aussi dans la savane et dans la forêt. Cela vaut bien un peu d'indulgence, même si poulaillers et bétail en font parfois les frais.

18/04/1993
E71

Le chien viverrin

Le parcours du chien viverrin, au cours de ce siècle, nous démontre les méfaits commis par l'Homme en introduisant à certains endroits des espèces qui iront déséquilibrer la faune indigène. Il y a de nombreux exemples de ce genre sur les différents continents. Le cerf et le daim en Argentine, le lapin en Australie sont des exemples parmi bien d'autres. Au Japon, pourtant son habitat d'origine, le chien viverrin devient de plus en plus rare. Il est vrai que là-bas on consomme sa chair et l'on croit aux vertus curatives de ses os, collectés à des fins "médicinales". En Tchécoslovaquie, en Allemagne ou en Roumanie, ils ne sont pas encore aussi nombreux que les ratons laveurs en Amérique du Nord, mais ils sont pourchassés activement à cause des dégâts qu'ils pourraient occasionner au petit gibier et aux piscicultures. Dans un proche avenir, nous verrons comment l'équilibre pourra s'établir.

25/04/1993
E72

Le putois

En Europe, le putois n'est pas totalement menacé, mais son cousin aux pattes noires se fait très rare en Amérique du Nord. Il y a été chassé intensivement. À cause des sécrétions de ses glandes anales, il a été appelé "la bête puante". Une chance pour lui d'ailleurs, car sa fourrure, malgré tous les traitements, garde une odeur tenace. Ses principaux prédateurs sont les couleuvres, très friandes des petits putois. Heureusement, la mère monte la garde jalousement. Le renard aussi est un grand prédateur. Grâce à son odorat aiguisé, il gratte à l'entrée du terrier des putois ; ce bruit, qui ressemble à celui que fait le mâle putois quand il rentre apporter de la nourriture, attire les petits vers la sortie. La mère, pour les sauver, ramène inlassablement les petits, un par un, pour les empêcher de se jeter dans la gueule du renard. Au bout d'un long moment, celui-ci, lassé, abandonne la partie.

02/05/1993
E73

Le macaque

Les macaques japonais sont menacés car leur territoire s'amenuise de jour en jour. Comme vous le savez, le Japon est un archipel d'îles et la population s'accroît sans cesse. Les animaux ont besoin d'un certain territoire minimal pour s'alimenter, se reproduire et survivre. Ce qui les sauve dans ce pays hyper industrialisé, c'est que les hommes ont du mal à exploiter les forêts sur les montagnes dont les pentes sont abruptes. De plus, les macaques à face rouge consomment les insectes xylophages (qui rongent le bois) et sauvent la forêt par la même occasion. Il est inutile s'insister sur la pollution d'origine industrielle dans cet archipel dont les conséquences peuvent être évaluées au niveau des jeunes générations de macaques qui souffrent de malformations.

09/05/1993
E74

Le macareux

Outre leurs prédateurs naturels comme le phoque gris ou certains poissons carnassiers, ils sont menacés car ils vivent presque toute l'année en mer et leur habitat naturel se rétrécit de plus en plus. La pollution, les dégazages en mer, sans parler des marées noires provoquent des nuisances graves sur toute la faune marine qui constitue l'essentiel de l'alimentation des macareux. L'exemple le plus proche de nous est la catastrophe du Braer aux îles Shetland. À l'époque où le pétrolier s'est échoué, les macareux n'étaient heureusement pas encore revenus nicher, à l'inverse des cormorans et des fous de Bassan qui n'ont pas eu cette chance. En Bretagne, lors de la grande marée noire du Torrey Canyon, nombre de macareux ont disparu. D'autre part, dans les pays où ils se reproduisent, leurs œufs sont très prisés par les populations humaines locales. Aujourd'hui, chez nous, seuls quelques couples nichent encore aux Sept Îles, et depuis quelques années, la réserve se repeuple un peu.

16/05/1993
E75

Le tatou

23/05/1993
E76

Le gibbon

La vie des gibbons est suspendue, c'est le cas de le dire, à la présence des arbres tropicaux dont les cimes leur fournissent sécurité, habitat et nourriture. Il est clair que la destruction de ces forêts entraîne la fin de la cette espèce qui connaît les mêmes problèmes que les orangs-outans. Certains se reproduisent en captivité, mais rarement. Les siamangs, surtout, supportent très mal de quitter leur milieu naturel. Leur prédateur le plus féroce est l'Homme qui dévaste les forêts pour s'y implanter, développer la vente du bois, transformer la terre en terrain agricole, d'élevage ou d'habitation. Et ainsi va le monde. Où et comment cela se terminera-t-il ?

30/05/1993
E77

La genette

Animaux familiers au Moyen Âge, les genettes ressemblent un peu aux chats : elles sont agiles, élégantes, attachantes, s'affairent surtout la nuit. Malheureusement, elles sont en voie de disparition. Elles vivent en Afrique, au sud-ouest de l'Europe et au Moyen-Orient. En France, il en reste quelques-unes dans les Cévennes. Autrefois, il y en avait à l'ouest du Rhône et un peu partout au sud de la Loire. Quelques individus égarés ont été trouvés en Alsace et en Suisse. Il en existe encore en Espagne et en Afrique du Nord. Au Moyen Âge, les genettes étaient fort prisées car on les gardait pour détruire les rats et les souris. En effet, les chats n'étaient pas utilisés pour lutter contre les rongeurs, alors qu'ils étaient présents depuis déjà plusieurs siècles.

06/06/1993
E78

Le wombat

Les colons se régalaient avec le "jambon de blaireau", mais par ailleurs ils le considéraient comme une bête nuisible. Ils l'accusaient de creuser des galeries partout, et de percer leurs grillages. Les lapins nouvellement introduits en Australie trouvèrent refuge dans les terriers spacieux du wombat et devinrent une calamité pour les éleveurs de moutons. On accusait aussi le wombat d'être la cause de membres brisés chez les vaches et les chevaux, à cause des trous qu'il creusait. On se mit à le chasser et à le piéger, des mises à prix furent pratiqués longtemps. En 1958, des primes ont encore été payées pour plus de 4 000 wombats tués. Dans les îles du détroit de Bass, il n'en existe plus. Il y a été détruit en moins d'un siècle après sa découverte. Autrefois, on en trouvait sur King Island, les pêcheurs l'apprivoisaient. Le wombat se comportait comme un chien. Le jour il partait dans les bois et, le soir, revenait à la maison.

13/06/1993
E79

Le coyote

20/06/1993
E80

Le paresseux

Le paresseux a peu d'ennemis dans la nature. Il est victime de quelques prédateurs tels que la harpie, l'ocelot qui est un parfait grimpeur ou "celui qui tue d'un bond", le jaguar. Inconscient du danger, le paresseux se livre à des acrobaties qui peuvent lui être fatales. Mais la plus grande menace vient de l'Homme qui saccage son habitat. En effet, le paresseux subit fortement les variations thermiques du milieu dans lequel il vit, c'est pourquoi il ne peut vivre que dans la forêt tropicale où il n'y a que des écarts minimes de température au cours de l'année. En détruisant la forêt tropicale, la plus ancienne et la plus vaste serre du monde, l'Homme prive les animaux et la terre entière du véritable poumon de notre planète. Pour certains animaux, les feux de forêts provoqués par l'Homme ne sont pas un trop gros problème car ils peuvent se réfugier sous terre, dans l'eau ou encore s'envoler. Mais pour le paresseux, c'est une catastrophe car il est trop lent pour échapper aux flammes.

27/06/1993